Le projet intitulé DEMAIN A LA PLUME à consisté en une découverte du musée Rabelais et en une série d’atelier d’écriture avec l’écrivain naturaliste benoit Vincent. Les élèves ont pris plein de notes et dessins dans leurs carnets puis ils ont composé des textes.
Cette année, le musée Rabelais a participé pour la première fois à un projet d »éducation artistique et culturelle (EAC) avec des classes 3è des collèges de La Rabière à Joué-les-Tours et Jacques Decour à Saint-Pierre-des-Corps.
Ce projet intitulé DEMAIN A LA PLUME à consisté en une découverte du musée Rabelais et en une série d’ateliers d’écriture avec l’écrivain naturaliste Benoit Vincent. Les élèves ont pris plein de notes et dessins dans leurs carnets puis ils ont composé des textes. Voici les productions des élèves de Mme Lise Leusay du collège de la Rabière :
Le pont de pierre
Anas, Kylian, Yasmine
Jadis, j’étais un magnifique pont de pierre. Lors de la rébellion, je fus brisé en mille morceaux. Un jour, comme je n’étais qu’un tas de pierres, j’ai commencé à briller et un homme vint me parler.
« Redresse-toi, redresse-toi », et je fus reconstruit.
Puis : « Ouvre-toi, ouvre-toi ! » Et l’eau, qui de nouveau coulait sous mon arche s’arrêta net ; elle ne passait plus, et je devins un portail.
Un villageois qui se trouvait là, dénommé Jacob, passa par le portail. Il se retrouva dans un monde très bizarre, plein de parasites ressemblant à des tentacules tranchants ; un homme l’aborda, lui tapa sur l’épaule et lui proposa une balle, qu’il accepta. Il fut bientôt arrêté comme étranger par un garde, et fut placé dans un cachot ; après un long temps, 18 h ou plus, un autre garde vint, mais soudain sa tête se transforma en quatre tentacules ; Jacob saisit sa balle, et la jeta sur le garde ; celle-ci se mit à lancer des lames qui tranchèrent les tentacules et tuèrent le garde. Jacob s’échappa, supprima tous les gardes sur son chemin et vit le portail, qu’il passa de nouveau ; il se retrouva non loin de son village.
Tout le village l’attendait et on l’acclama ; le bourgmestre lui remit une médaille.
Un groupe d’enfants s’approcha de Jacob : Lykian, Nasa et Misnaye lui demandèrent : « Pourrais-tu raconter ton exploit ? » Et il raconta toute l’histoire.
L’homme qui me donna vie était un chamane, et il se servit de Jacob pour éradiquer les parasites d’une dimension parallèle.
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Crocodile !
Arwan, Nada, Soundouss
Je me retrouve dans le marais de Taligny, à côté de la maison de Gargantua et Gargamelle. Je saute dans la rivière. Je ne connaissais personne. Je voyais d’autres grenouilles qui passaient du bon temps. Un jour je rencontrai une fleur, Iris, elle était sublime.
Elle était très accueillante, nous avons beaucoup échangé toutes les deux, j’adorais notre amitié, on se voyait tous les jours, en début d’après-midi, quand le soleil était haut dans le ciel et tapait fort.
Un beau jour, une mouche se posa sur Iris. Elle n’aimait pas cet insecte, aussi je l’ai mangée aussitôt ! Malheureusement, tout à coup, je me transformai en crocodile ! Effrayée, je m’enfuis par le bief, l’eau m’emporta jusqu’à une lumière forte. Je sortis et me retrouvai comme sur une île déserte.
Comment vais-je retrouver mon chemin, le marais, ma forme d’antan, et Iris ?
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Splendeur du marais de Taligny
Almohiz, Kenzo, Wassim
Je suis le marais de Taligny, et je vais vous raconter l’histoire de la balle magique qui réveilla toute la forêt.
J’étais jadis une balle de jeu. Je me suis réveillée un jour dans un magasin des humains. Une personne est venue m’acheter pour son enfant ; je me suis longtemps baladée dans la main de l’enfant… mais un jour il me perdit dans la nature… Une pie me vit et me prit, et m’emporta dans son nid. Je restai longtemps là, mais elle ne parvint jamais à m’avaler…
Il y eut un orage, une vraie tempête, et le vent emporta les planches d’une baraque non loin ; l’une des planches vint heurter le nid de la pie, qui explosa, et nous sommes tous tombés au sol, moi-même juste sur la planche.
Notre rencontre provoqua un évènement magique ! Je disparus avec la planche et nous devînmes le marais de Taligny lui-même ! Notre rencontre réveilla la splendeur du marais ; la combinaison restaura l’ordre du vivant et chaque être vivant, chaque animal, chaque végétal, chaque champignon et chaque bactérie retrouva son espace d’origine.
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Le papillon guérisseur
Ezequiel, Percée, Salma
J’ai toujours été menuisier qui était le métier qu’on se transmettait dans la famille. Lors d’un accident je perdis mes parents, et je décidai de changer de profession. J’ai cherché une occupation qui me plaise, mais toutes n’attisaient pas ma curiosité. Je me suis rappelé d’une phrase que me disaient mes parents : la nuit porte conseil, alors je dormais beaucoup. C’était peut-être en dormant que je trouverais le métier de mes rêves.
Une scène apparut dans mes pensées. J’étais devenu un papillon ; je me trouvais sur la branche d’un arbre ; ma vision était différente, je voyais tout autour de moi en plus grand, je me sentais comme une goutte d’eau dans un lac. Après des heures d’essais compliqués j’appris enfin à m’envoler et à voler, je pouvais enfin me déplacer dans les airs. Après un moment, je trouvai un bel endroit pour me reposer ; il était plutôt calme et j’y fis la rencontre d’un essaim d’abeilles qui pollinisait alentours ; j’ai aussi vu des peupliers, des demoiselles, des grenouilles, des saules, des criquets, des hérons – ils étaient tellement grands par rapport à moi ! Mais c’était beau à voir, c’était beau de voir toutes ces choses quand on ne les voit pas du tout comme un humain.
Le soir approchait et il y eut un magnifique coucher de soleil. Durant mon vol, j’aperçus un humain, et j’eus une sensation bizarre, j’étais comme attiré par lui.
Je me posai sur ses épaules ; il avait une grande blessure.
Après plusieurs minutes, je ressentis une vive douleur, et mes couleurs passèrent du blanc au rouge sang. Puis après un temps, mes ailes redevinrent blanches. J’avais comme guéri cette personne, sa plaie s’était refermée. En devenant papillon, peut-être étais-je devenu guérisseur.
Plus tard, lors d’un vol nocturne, en suivant librement le ciel, avec le vent pour compagnon, je vis de nouveau une humaine qui marchait en boitant, une bouteille d’alcool dans sa main, le visage sanglant, les larmes aux yeux.
Pris d’un sentiment de joie, je m’approchai pour lui faire honneur de mes bons soins. Mais à ma grande surprise, en me posant doucement sur son épaule, le temps que je puisse libérer cette bulle médicinale, elle me saisit brusquement, et me serra si fort que j’en perdis le souffle. Puis elle m’arracha les ailes qu’elle ficha dans la bouteille, avant de finir par m’écraser.
Une mort si cruelle alors que je ne souhaitais qu’aider…
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Comment j’ai survécu à Gargantua
Fatima, Hamza, Kelya
Un beau jour ensoleillé, je me baignais dans le marais de Taligny. Tout à coup, je vis un homme imposant, mesurant au moins 3 mères 50, il portait une couche très sale, il avait de longs cheveux ébouriffés et emmélés. En une fraction de seconde, il mit sa main à l’eau et me souleva entre son index et de son pouce. J’essayais de me débattre mais j’étais paralysé par la peur, et en un tournemain, je me retrouvai dans son ventre.
Là il y avait toutes sortes de choses. Je trouvais même une échelle et, dans son sommeil, je parvins à monter jusqu’à sa bouche, que j’ouvris, et je sortis.
Je quittais le corps de Gargantua, qui semblait dormir profondément. Je vis que j’étais dans une grotte. Je constatai que Gargantua était mort.
Je vis un rai de lumière et je courus vers cette issue. Je me retrouvai dans une grande forêt avec un magnifique étang en son centre, la surface de l’eau pleine de nénuphars, et tout plein d’autres grenouilles.
Je sautai, rassurée et joyeuse, et gobai même une mouche ! Avec l’aide des grenouilles, je me mis à recherche ma famille ; j’avais hâte de leur raconter cette aventure !
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L’âme de Rabelais dans un peuplier
Fatiha, Nihad
Je souffle les bougies sur mon gâteau, aujourd’hui je fête mes quatorze ans, toute ma famille est aux anges car à cet âge-là, chez moi, c’est le moment où l’on devient indépendant et on commence à travailler pour la communauté.
Mais moi je suis profondément attristé car les années précédentes il y avait deux bougies sur le gâteau, maintenant il n’y en a qu’une…
Je me lève de ma chaise et me précipite au jardin où se trouvent deux balançoires. Je m’assois sur l’une d’elle. Je lève la tête vers notre petite maison et je vois ma mère sur le seuil, les yeux humides, en train de me fixer avec apathie. Mais elle ne ressent pas la douleur que je sens.
C’était son fils mais c’était mon jumeau, ma moitié. Je n’ai qu’un souhait : disparaître en ce jour qui me rappelle son absence, son sourire quand on jouait dans ce jardin.
Je quitte la balançoire qui est toujours plus petite à mesure que je grandis. Je me promène vers le marécage non loin, mes parents m’ont toujours interdit d’y aller.
Je marche près de l’eau, étang ou rivière, je ne sais pas, et je m’en fiche, je ne fais que penser à mon frère.
Il fera bientôt nuit et je n’ai pas vu le temps passer. Au moment où je m’apprête à faire marche arrière, je réalise que je ne sais plus où je suis, et pire, que je ne sais comment rentrer. Je vois un arbre solide et je m’accroupis à ses côté. L’arbre commence à bouger ses branches comme s’il sentait ma présence, je ferme les yeux quelques secondes, mais d’un coup je sens tous mes membres s’étirer.
Quand je me rends compte de ce qu’il se passe il est déjà trop tard. Je me retrouve dans un endroit étroit, mais chaleureux, et je réalise que je me trouve à l’intérieur de l’arbre, qui m’a comme aspiré !
Plusieurs mois plus tard, je me suis habitué, et surtout j’ai retrouvé mon frère.
Ce peuplier l’avait également aspiré. Nous sommes désormais ensemble, et heureux.
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Apollo
Amine, Emmehmed, Inès, Khawla
Je me présente, je me nomme Apollo, je vis dans une grotte près de la demeure de Rabelais non loin du marais de Taligny. J’y résidais, enfant. J’étais un papillon blanc, et pur. Dans le monde où je vis, nous avons tous deux vies. Dans l’ancienne vie, j’avais de belles ailes blanches et celle-ci était paisible.
Je suis décédé lors d’une partie de cache-cache. Rabelais avait décidé de jouer à ce jeu ridicule avec des convives. J’étais tranquillement posé sur un mur. Soudain celui-ci jeta un tonneau contre le mur pour pouvoir mieux se cacher. Je mourus alors sur le coup, écrasé.
Comme c’était ma première vie, ma première mort, je pus ressusciter. Cette fois je devins un papillon noir assoiffé de vengeance. Je décidai donc de contacter une chamane pour cela. Elle me confia alors la Notemort. Elle permettait de tuer une personne simplement en écrivant son prénom et son nom et en décrivant sa mort.
Je décidai de le faire, j’écrivis son prénom et son nom et décrivis sa mort, et je voulais qu’il souffre comme j’avais souffert. Une heure après j’appris sa disparition et je fus comblé de bonheur. À présent je peux vivre en paix, ayant accompli ma vengeance.
Même si je suis conscient que dans ce monde chacun possède une vie en plus : il voudra sûrement se venger…
Et c’est ce qu’il a fait : il a contacté une chamane qui l’a téléporté chez moi, et il m’a relancé un tonneau et je mourus une deuxième fois, et de la même manière…




